Deuxième album autoproduit après 2000 exemplaires vendus du précédent, un distributeur, 350 concerts dans toutes la France, voilà un opus né sous de bons auspices… et ne doit pas faire oublier le bonhomme, la scène et les concerts.
Là, le pull est rouge, la langue est verte, les ver(re)s sont pleins et les ventres avides.
Nicolas Bacchus est auteur, compositeur, interprète, et ... bavard impénitent. Entre sketch et poème théâtral, on peut se demander un moment si c'est vraiment un spectacle de chansons, ou si c'est plutôt du blabla avec de la musique autour, et puis on se laisse emporter (ou pas, ça arrive), et on écoute ce qui se dit au lieu de chercher dans quel rayon on va pouvoir ranger le disque…
Les musiciens : Pour consolider et agrémenter le tout, VTT (violoncelle tout terrain) et harmonica de course accompagnent désormais les concerts. Une grande première pour le solitaire invétéré qu'était Nicolas Bacchus avec sa guitare sommaire. Avec en plus percussions, saxo soprano, et guitare électrique sur le disque, que ceux qui réclamaient plus de 'soutien' se réjouissent : ça soutient !
On parlera de politique, d'amours différentes (mais d'écorchures semblables), de sans papiers et de beaux garçons qui écoutent trop leur mère, de charity business, de filles et de chiens, de séquestration et de petits ânes gris. Il y aura donc toujours ce mélange de revendication crue, de tendresse écorchée, et de provocation souriante. Si Nicolas Bacchus tend vers un répertoire plus écrit, moins brut, gageons qu'il vous suffira d'un coup d'oreille pour comprendre qu'il n'a rien perdu de sa patte, coup de griffe ou de velours, en alternance et par surprise.
Le chaud et le froid sont donc toujours là, pour le tiède il faudra attendre encore un peu.
Enregistrement public au Bijou, Toulouse.