Nicolas Jules arrive sur Terre en 1973 parce qu’il faut bien naître un jour. C’est l’année « dark side of the moon ». Ses oreilles s’ouvrent aux vinyles paternels - tout le rock de l’époque - et aux chansons de Brigitte Fontaine. Ses découvertes musicales se feront comme une remontée dans le temps : Led Zep, The Doors, John Lee Hooker, Fats Waller… Jusqu’aux racines du blues. À la radio, qu’il écoute la nuit sous l’oreiller, il n’aime que quand « ça parle ». Finalement, Nicolas passe complètement à côté de ce que produit son époque. C’est comme ça. Dessiner occupe l’essentiel de sa vie, des BD, des tableaux, quelques pages d’écriture… et un sentiment d’inachevé. De 1987 à 1997 il joue avec une troupe de théâtre amateur. Bac Arts Plastiques. On passe le temps.
S’il ne fallait pas avoir un métier peut-être aurait-il su déjà quoi faire de sa vie.
Première année de Fac d’Histoire de l’Art. Nicolas prend le micro d’un groupe de Rock « Mama Vaudou ». Premiers concerts. Il a 18 ans.
Deuxième première année d’Histoire de l’Art : Première tournée sur la côte atlantique.
Troisième première année de Lettres : Le groupe se sépare. Nicolas achète une guitare et commence à composer. Il ne connaît que trois accords, bientôt quatre.
Quatrième première année de Lettres : ça commence à se voir que c’est pas son truc. En même temps qu’il monte un second groupe de rock éphémère, « Longicorne Mineur », il commence à chanter sous son nom, accompagné par la comédienne-chanteuse Emmanuelle Bercier. L’année suivante, Dav-Ton Ripault les rejoint à la contrebasse.
Et tout ce petit monde franchit le cap de ne plus vivre que pour la musique